Bulletin
Juin 2009
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LES THÈMES DU MOIS
1. BENIN : Transformer les déjections de porcs en énergie
2. TOGO : Sensibilisation sur l’environnement à l’aide d'images satellite
3. CAMEROUN : Conception de système d'énergie solaire et collecte de fonds
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1. Bénin : Transformer les déjections de porcs en énergie
Unissant leurs compétences en ingénierie, en sciences de la vie et en commerce international, sept volontaires en ligne aident l’ONG Africavenir à mettre au point une solution durable à la pollution environnementale résultant de l’élevage porcin.
Pour réduire la pollution des eaux souterraines, les émissions de gaz à effet de serre et les odeurs dues à l’élevage de porcs à Porto Novo au Bénin, Africavenir a eu l’idée de transformer les déjections de porcs en énergie et d’utiliser ensuite cette énergie pour fournir de l’électricité aux écoles publiques et aux centres de santé, les déchets restants pouvant par exemple être utilisés comme compost pour l’agriculture biologiqueGrâce au service Volontariat en Ligne, Africavenir a pu tirer parti des compétences de volontaires à travers le monde pour faire de cette idée une réalité.
Contributions
Les volontaires en ligne ont apporté leurs différentes connaissances spécialisées et leurs compétences à différents aspects du projet. Ils ont tout d’abord conçu un plan pour identifier les éléments du projet et les tâches à accompliEnsuite, ils ont produit un descriptif technique du projet comprenant une analyse des caractéristiques du biogaz, l’impact environnemental, la description du processus de production du biogaz, les exigences relatives à la construction de la centrale électrique, les estimations de coûts, etc. En effectuant des recherches sur Internet, les volontaires ont identifié le type de générateur approprié ainsi qu’un fournisseur potentiel basé en Chine.
Bien qu’une grande partie du travail ait déjà été effectuée, il reste d’importantes tâches à accomplir avant qu’Africavenir puisse se mettre à rechercher des bailleurs de fonds pour financer la mise en œuvre du projet : les documents financiers et les documents juridiques doivent être finalisés.
Impact
Africavenir a publié le descriptif technique du projet sur le site du Réseau International d’Accès aux Énergies Durables (RIAED), une plateforme d’échange de connaissances et de ressources sur les énergies renouvelables. Plusieurs entreprises ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour investir dans ce projet. Parallèlement, Africavenir a entamé des négociations avec le fournisseur du générateur en Chine. « En collaborant avec les volontaires en ligne, nous avons compris le niveau de complexité de ce projet, l’ampleur des travaux et des activités qu’il exigeait, et les éléments essentiels pour le descriptif du projet », déclare Megan Stanislaus Afan, le directeur d’Africavenir.
Les volontaires
Comlan Tony Kouteh, Bénin, est ingénieur en énergie, également titulaire d’une maîtrise en gestion de projet. « Cela a été l’occasion non seulement de rendre service aux autres et de contribuer à la conservation de l’environnement, mais également d’acquérir de l’expérience professionnelle et de mettre mes connaissances en pratique. J’ai beaucoup apprécié les échanges avec les volontaires d’autres pays sur diverses questions techniques et organisationnelles relatives au projet. »
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Jean Bosco Utuba, République démocratique du Congo, est spécialiste en développement rural avec une expérience en gestion de l’environnement. « J’avais déjà participé à un projet similaire. Je suis content d'avoir pu partager mon expérience. » |
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Andrea Rudin Montes de Oca, Costa Rica, est ingénieure industrielle avec une expérience dans les domaines de l’acquisition, de la planification, de la chaîne logistique et de la gestion des personnes. « Je suis contente d’avoir eu l'opportunité de participer à ce projet et d'avoir contribué à la résolution d'un problème. » |
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Hippolyt Fogaing, Cameroun, est titulaire d’un diplôme de technicien supérieur en génie électrique et compte huit ans d’expérience professionnelle dans l’industrie. Il prépare actuellement un diplôme d’ingénieur électromécanique. « Ce fut une riche expérience ; mes recherches sur l’utilisation du biogaz m'ont permis d'apprendre beaucoup sur cette source d'énergie renouvelable. » |
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Koulibaly Kayergué, Côte d’Ivoire, est titulaire d’une maîtrise en commerce international et négociation et est chargé des statistiques commerciales à la Direction générale des Douanes de Côte d’Ivoire. « Ma contribution à ce projet a été validée comme stage en ligne requis pour mon doctorat en relations internationales. » |
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Amandine Hourt, France, vit en Espagne. Elle est spécialiste en agro développement, titulaire d’une maîtrise en développement économique et territorial et dotée d’une expérience en analyse technique et financière et en gestion de projets. « Nous avons organisé notre collaboration de telle manière que chacun commençait par préparer une proposition avec ses propres idées ; puis celles-ci étaient échangées et débattues. C’était parfois difficile en raison de nos différents agendas et du décalage horaire. » |
2. Togo : Sensibilisation sur l’environnement à l’aide d'images satellite
Grâce à la collecte, l’analyse et l’interprétation d‘images satellite, une équipe de quatre volontaires en ligne -- dont deux spécialistes en systèmes d'information géographique (SIG) et télédétection, un professionnel en gestion d'impacts sociaux et environnementaux et un économiste -- ont aidé Africavenir à obtenir des informations à jour sur l’état de l’environnement dans 15 localités du Togo et à évaluer l’impact du changement climatique dans ces régions.
Contributions
Afin de mieux analyser les changements environnementaux, les volontaires en ligne ont tout d’abord élaboré le plan du projet, identifiant les besoins en matière de logiciels SIG, de télédétection et d’images d’archive. Pendant que les spécialistes en télédétection recueillaient et traitaient les images satellite, les deux autres volontaires procédaient à l’analyse environnementale pour détecter d’éventuels signes de sécheresse, de désertification, de perte de la biodiversité, de dégradation des sols et d’épuisement des ressources en eau, y compris les impacts potentiels des changements environnementaux sur les populationsCes informations ont été enregistrées dans une base de données SIG, un outil clé pour la campagne de sensibilisation qu’Africavenir compte mener ensuite.
Pour obtenir des images satellite, Myriam Hunt, spécialiste en télédétection, a contacté l’Agence spatiale européenne ainsi que Planet Action, une initiative conjointe et à but non lucratif de fournisseurs d’imagerie terrestre. Grâce à Planet Action, Africavenir est entrée en contact avec un fabricant de logiciels SIG qui lui a offert une licence et une formation pour son logiciel. Myriam, qui a pu prendre part à la formation puisqu’elle avait lieu dans son pays, la France, y a rencontré un autre développeur de logiciels et saisi l’occasion pour négocier quatre licences de logiciel de traitement d’images, assorties de programmes de formationMyriam a pris part aux séances formation, puis partagé ses connaissances avec les autres volontaires en ligne et le personnel de l'ONG.
Impact
Le travail des volontaires en ligne servira de base à une campagne de sensibilisation de la population et des autorités locales sur le changement climatique, ses causes et conséquences, et à un processus décisionnel au niveau local, régional et national à propos de la protection des ressources naturelles et de l’adoption de mesures d'adaptation au changement climatique. Comme l'explique Megan Stanislaus Afan d'Africavenir, « grâce aux logiciels et à la formation que les volontaires en ligne ont contribué à mettre en place, nous avons maintenant une capacité suffisante pour pouvoir développer le projet dans d'autres zones et d'autres pays ».
Les volontaires
Myriam Huant, France est titulaire d'une maîtrise en systèmes d'information géographique et télédétection, aménagement du territoire et environnement, et a 8 ans d'expérience en matière de gestion de projets d'information. « Mes intérêts combinés pour l'Afrique, l'environnement et les SIG m'ont motivée à poser ma candidature pour cette tâche. Comme je suis actuellement à la recherche d'emploi, cette opportunité de volontariat m'a permis d'entrer en contact avec des professionnels dans mes domaines de spécialisation – finalement, tout le monde y gagne ».
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Dr. Jacky Talonto, Guinée est titulaire d'une maîtrise en économie et d'un doctorat en sciences sociales. « Ce projet a été une occasion de contribuer au développement en Afrique et d'apprendre à comprendre, analyser et interpréter des images satellite ». |
3. Cameroun : Conception de système d'énergie solaire et collecte de fonds
Trois volontaires en ligne ont offert leur aide à la Martin Luther King, Jr. Memorial Foundation (LUKMEF), une ONG camerounaise, pour la conception d'un système de production d'électricité solaire pour le futur African Peace and Democratic Institute (APDI, Institut africain pour la Paix et la Démocratie), une institution éducative pour la paix, la démocratie, les droits de l'homme et les études sur le développement durable à Limbe au Cameroun.
« Conformément à ses objectifs de développement durable, l'APDI sera construit à partir de matériaux locaux et sera, entre autres, équipé de systèmes passifs de climatisation et d'éclairageL’APDI s'est également fixé l'objectif d'obtenir entre 70 et 100 % de son électricité grâce à l'énergie solaire », déclare Tanyi Christian Eselekwe, Président de LUKMEF. Grâce au service de Volontariat en Ligne, LUKMEF a trouvé 3 volontaires en ligne dont l'expertise et l'expérience convenaient parfaitement aux objectifs écologiques de l'APDI.
Contributions
Durant la phase 1 du projet, qui a duré sept mois, l'équipe – que Christian a surnommée la « dream team » – a travaillé dur sur la recherche, les essais, la communication et la modélisation de différentes approches de conception d'un système d'électricité solaire à grande échellePour cela, le groupe a mis en place une page Web sur Google Groups sur laquelle la multitude de messages, de fichiers et autres données sur le projet ont été créés, partagés et modifiés tout au long du projet. De plus, des réunions hebdomadaires via Skype ont facilité la communication et des tableaux de planification de projet ont permis de répartir les tâches tout en définissant le chemin à parcourir.
Le système de production d'électricité solaire issu du travail des volontaires en ligne sera la première centrale électrique solaire d'une telle ampleur en Afrique Centrale. Son objectif est de fournir à l'Institut plus de 700 000 kWh/an d'énergie solaire propre à un coût estimé de 2,7 millions de dollarsLes panneaux solaires seront situés sur un terrain de 0,3 hectare derrière l'institutLes volontaires ont aussi fait des recherches et proposé des méthodes pour permettre au système et à l'installation de servir de projet de formation pour renforcer les capacités et l'expertise en matière d'énergie renouvelable en Afrique Centrale et encourager la participation locale. La phase 1 a été conclue par un rapport technique de plus de 20 pages écrit par l'équipe de volontaires et comprenant des recommandations concrètes pour le développement des initiatives de développement durable de l'APDI.
La deuxième phase du projet, actuellement en cours de réalisation, amène la « dream team » à étendre leurs compétences. Ils doivent sensibiliser et augmenter le nombre de donateurs grâce à un réseau mondial de promotion pour obtenir les fonds nécessaires à la construction et au développement de l'APDI. L'équipe a accueilli le nouveau défi à bras ouverts et a créé un plan d'action réalisable. Bien que nouveaux dans la collecte de fonds, l’équipe de volontaires a progressé dans la recherche de fonds adéquats pour financer le projet, la possibilité d’obtention de crédits en réduisant les émissions de carbone, et les partenariats avec des universités et des ONG dans les domaines de l’énergie renouvelable et des Objectifs du Millénaire pour le développement.
Impact
Le système de production d'électricité solaire de l’APDI sera la première centrale électrique de cette importance et de cette taille en Afrique centrale. Il est susceptible de devenir un lieu de formation dans le domaine des énergies renouvelables pour renforcer les capacités en Afrique centrale et encourager les initiatives locales de développement durable. L’adoption de ce système par l’Institut permettra d’éliminer 68 660 kg d'émissions de CO2 par an, soit l’équivalent de 10 tours de la terre en voiture.
Volontaires
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Forrest Bradbury, États-Unis, Université de Princeton, doctorant en génie électrique. Forrest a déjà participé en tant que volontaire à la conception d’un projet d’énergie solaire. « Après mon doctorat, je voudrais travailler dans le domaine du développementC’est un honneur pour moi d’aider l’African Peace and Democratic Institute de LUKMEF à mettre en place une solution flexible et durable pour ses besoins énergétiques à long terme ». |
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Bruno Coriton, France, Université de Yale, doctorant en ingénierie. Bruno possède une longue expérience en matière de modélisation et de conception. « Je voudrais contribuer à une meilleure utilisation des énergies renouvelables, en particulier dans les pays en développement. » |
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Anshu Kar, États-Unis, Université de Harvard, maîtrise en gestion durable de l’environnement. Anshu a travaillé pendant plusieurs années comme consultant en stratégie et gestion financière et économique. « Je souhaite mettre mes études à profit grâce à des expériences pratiques, en participant à des initiatives durables et citoyennes qui ont des effets positifs réels sur la vie des gens. » |
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Merci à Nadège Ngo Massou et à Jean-Philippe Drécourt, volontaires en ligne, pour l’aide apportée à cette traduction.
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(Photos | Homme avec cochon: PNUD; Main tenant du riz : PNUD/M. Lutzky)











