Bulletin

Éditions antérieures

 

Octobre 2009

---------------------------------------------
LES THÈMES DU MOIS
Guatemala | Aider les associations d'agriculteurs à augmenter leurs ventes
Cameroun | Soutenir la sécurité alimentaire en accroissant le rendement de la production de riz
---------------------------------------------


Guatemala | Aider les associations d'agriculteurs à augmenter leurs ventes

adicta_labelsEn tant que volontaire VNU travaillant pour l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Guatémala, le rôle de Francesco Bailo est d'aider les associations d'agriculteurs du département de San Marcos et Huehuetenango à augmenter les productions de leurs membres, et ainsi à améliorer les conditions de vie des communautés dans les zones rurales isolées comme l’Altiplano Marquense, où 97,7 % de la population vit dans la pauvreté et 85,4% dans la pauvreté extrême. Pour Francesco, « Internet peut changer leur perspective, car il n'a ni centre, ni périphérie. L’accès aux téléphones portables et à Internet est déjà une réalité pour un grand nombre de communautés pauvres de l'Altiplano Marquense. Notre expérience avec le service Volontariat en Ligne du programme VNU démontre comment l’on peut tirer avantages d'Internet. Via le site Web du service, nous avons établi un lien direct entre deux associations d'agriculteurs de l'Altiplano et des volontaires en ligne de 15 pays différents sur 5 continents. Leurs contributions ont donné un coup d’accélérateur au développement des activités des associations. »

L'une des associations bénéficiaires du soutien des volontaires en ligne est l'ADICTA à Tejutla, une petite ville de 4 000 habitants. L'association regroupe environ 250 membres. Sa principale activité économique est la préparation et la vente de fruits et légumes cultivés par ses membres. « Les produits sont vendus dans un petit magasin situé dans le bureau de l'association. Le conseil d’administration de l'association a convenu que la première étape vers l'ouverture de nouveaux marchés passait par la redéfinition de l'image de leurs produits. Grâce à onlinevolunteering.org, nous avons pu trouver une conceptrice graphique norvégienne basée à Londres qui souhaitait travailler avec l'association sur ce projet. En moins de 6 semaines, elle nous a envoyé 12 nouvelles étiquettes avec un nouveau logo prêt à l'impression. La volontaire n'a pas seulement conçu des étiquettes, elle a permis à l'association d'avoir une meilleure confiance en soi, » ajoute Francesco. « Maintenant, nous sommes fiers de présenter nos produits dans les foires, » explique Victor Ramirez, le coordinateur de l'association. « Nous n’avons rien de moins que les plus gros producteurs. Nous ne sommes plus juste un autre de ces producteurs informels quelconques. »

2009_Newsletter_lilian« Trois volontaires en ligne ont encore renforcé l'image de l'association en l'aidant à développer un site Web en anglais et en espagnol qui présente l'association et fait la promotion de ses produits. Deux autres volontaires ont produit une brochure qui explique avec des textes et des images simples l'importance d'une alimentation saine et de la consommation de produits locaux, et qui présente aux communautés les produits biologiques de l'ADICTA comme une alternative à la consommation massive de malbouffe importée, » continue Francesco. Angélica María Hernández Balderas, originaire du Mexique où elle a travaillé avec des communautés agricoles sur le marketing de produits locaux, a produit le contenu de la brochure, tandis que Lilian Yip, conceptrice en communication en Malaisie, a réalisé sa maquette. « Comme l'objectif était de faire passer le message sur les avantages des produits biologiques et d'une alimentation saine, nous nous sommes efforcés de créer une brochure directe et simple. Pour cela, nous nous sommes attachées à ce que la brochure soit concise, et avons combiné un texte court avec des graphiques faciles à comprendre. J'ai aussi créé un diagramme qui illustre l'alimentation quotidienne recommandée et qui peut être utilisé comme une page détachable, » explique Lilian.

Le projet suivant a déjà commencé. « Nous venons de former une équipe de 13 volontaires en ligne avec une expertise dans la vente de produits agricoles. Nous voulons explorer les possibilités de vente à l'étranger des confitures et du miel d'ADICTA, et d’accès aux marchés du commerce équitable. Les volontaires de six pays différents travailleront sur l'identification des filières disponibles, des réglementations à suivre et des certifications qui peuvent augmenter les ventes, des informations qu'ADICTA ne pourrait pas recueillir sans l'aide des volontaires, » conclut Francesco, qui prévoit d'offrir aux associations une formation sur la gestion des volontaires en ligne pour qu'elles puissent continuer la collaboration lorsqu'il aura terminé sa mission.
 

---------------------------------------------


Cameroun | Soutenir la sécurité alimentaire en accroissant le rendement de la production de riz

2009_Newsletter_foodLes effets du changement climatique menacent la sécurité alimentaire dans la plaine de Mbaw, située dans la province du Nord-Ouest du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria : les pluies de plus en plus abondantes sont la cause de la médicocrité des récoltes de maïs ; la flambée des prix des denrées alimentaires et des pratiques agricoles désuètes affectent d’autant plus la région, dont 90 % de la population vivent avec moins d’un dollar par jour.

Grâce à l'appui de volontaires en ligne, l’ONG camerounaise Centre pour la reconstruction et le développement (CREDEV) a développé un projet visant à soutenir la sécurité alimentaire et à éradiquer la pauvreté absolue en encourageant la culture du riz comme substitut au maïs et l’introduction de variétés de riz à haut rendement, de pratiques agricoles modernes et d’une chaîne de production structurée. Cette collaboration a abouti à la rédaction d'une proposition de projet de 200 pages que le CREDEV a présenté à la Commission européenne en vue d’obtenir une aide financière.

L’expertise en agronomie et en industrie agroalimentaire des volontaires en ligne originaires de plusieurs pays a enrichi les compétences des membres de l'organisation. « J’ai recruté des experts ayant des compétences qui me faisaient défaut pour compléter mon travail », explique Mbuti Mboyam, ingénieur en génie rural et directeur général du CREDEV. L’équipe a tout d’abord préparé une note de synthèse qui a été présentée à la Commission européenne. « L’essentiel du travail a débuté après la présélection de la note de synthèse. Nous avons alors été invités à soumettre la proposition de projet dans son intégralité. J'ai attribué des tâches spécifiques aux volontaires selon leur domaine de spécialisation et coordonné la collaboration. » Par exemple, l’agronome Giorgio V. Brandolini qui dirige une ONG œuvrant pour le développement territorial participatif en Italie, son pays natal, « a identifié des thèmes importants dans le domaine du développement participatif et collaboré avec les autres membres de l’équipe pour échanger des idées, évaluer, et réviser le texte ».

« Nous avons communiqué en permanence, le plus souvent par courrier électronique, mais parfois aussi par chat, pour résoudre ou discuter de certains aspects du projet. Chacun de nous envoyait son travail à Mbuti qui y insérait des commentaires avant de nous le renvoyer. C’était un exercice interactif », selon Veronica Savón, spécialiste en industrie agroalimentaire.

C’était la première fois que Mbuti Mboyam coordonnait un travail en ligne. « Je m’aventurais vers l’inconnu, puisque je n’avais jamais coordonné un processus en ligne auparavant ; mais j'ai spontanément acquis les réflexes nécessaires à la coordination. » Il estime, d’après son expérience, qu’il est indispensable de faire preuve « d’honnêteté, de sérieux, de transparence et de respect, et de posséder des qualités de rédaction et de communication. Il est important d’être diplomate ou de faire preuve de tact lorsque l’on s’exprime et donne des instructions ».

Faites connaissance avec les volontaires qui ont participé à cette collaboration, et découvrez leur expérience professionnelle, leurs motivations et la façon dont ils ont apprécié la collaboration.

Veronica Savón, Argentine, ingénieure agronome, titulaire d’un master en gestion d’entreprise et industrie agroalimentaire. J’ai travaillé au cours des douze dernières années dans une entreprise publique qui s’occupe de la production et du développement agricoles en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Bolivie. En tant que spécialiste en analyse agroindustrielle, j’étudie la faisabilité de nouveaux investissements. J’ai toujours pensé qu’à un certain moment de notre vie professionnelle, il est important de transmettre et de restituer tout ce que nous avons vécu et appris, afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des plus défavorisés.

2009_Newsletter_jocelynJocelyn S. Palacpac, Philippines, titulaire d’une licence en techniques agricoles. Actuellement, je suis « conseillère agricole » pour plusieurs organisations. Je suis inspectrice biologique agréée pour une ONG, présidente de la société Agricultural and Fishery Stakeholders for Sustainable Development, Inc. et membre du groupe de travail riz brun (Task Force Brown Rice), pour ne citer que quelques unes de mes responsabilités. Quatre des postes que j’occupe sont des activités bénévoles, mais je reste ouverte à d’autres opportunités d'acquisition et de partage de connaissances en matière de pratiques agricoles. En voyant l’opportunité de volontariat publiée par le CREDEV sur le site Web du service Volontariat en Ligne, je n’ai pas hésité à poser ma candidature et j'ai eu la chance d'être retenue. J’ai été motivée par l'objectif de ce programme d’éliminer la faim et la malnutrition dans ce pays. Travailler avec Mbuti Mboyam, le président du CREDEV, a été une expérience formidable. Ce que j’apprécie le plus, c’est son réel désir d’améliorer le quotidien de ses compatriotes camerounais.

2009_Newsletter_giorgioGiorgio V. Brandolini, Italie, titulaire d’un master en agronomie. Je suis agronome, spécialisé dans l’évaluation des ressources naturelles, ainsi que l’élaboration et l’examen de projets de développement. J’ai beaucoup travaillé comme chef d'équipe et expert au niveau international. Mon expertise porte essentiellement sur la préservation et la mise en valeur des plantes agricoles et de la biodiversité forestière pour améliorer les conditions de vie des populations et atténuer les changements climatiques. J’ai formulé des stratégies intégrant la préservation et la mise en valeur de la biodiversité dans le processus de développement. Je suis le responsable d’Orizzonte terra, une ONG italienne œuvrant pour le développement territorial participatif.

L’excellente gestion du réseau de volontaires par l’ONG a constitué la clé de voûte de la collaboration harmonieuse et fructueuse entre des participants aux expériences culturelles et professionnelles variées. Cet exercice m’a conforté dans l’idée qu’il est possible de collaborer via Internet, à condition que le chef d’équipe évalue et répartisse les tâches de façon précise et en tenant compte des domaines de compétence des participants. Il est possible de faire preuve de leadership et de partager et susciter de l’enthousiasme chez des inconnus, si le cadre de la collaboration est clairement défini et honnête, et les tâches correspondent aux compétences et à la disponibilité de chaque partenaire. L’objectif de l’initiative doit être clair pour tous les membres du réseau afin de retenir leur attention et les amener à s’engager malgré la distance et le fait qu’ils ne se connaissent pas. Une expérience de la communication (lorsqu’on informe les participants de l’état d’avancement du projet) permet d’améliorer les mécanismes en place, en les adaptant aux besoins du projet, et d’assurer un engagement continu des collaborateurs pendant et après l'initiative.


--------------------------------------------

Merci à Nadège Ngo Massou et à Jean-Philippe Drécourt, volontaires en ligne, pour l’aide apportée à cette traduction.
 
--------------------------------------------
 

 

Volontaire en faveur de notre planète
 

Toutes les heures comptent. Le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) aimerait savoir combien d'heures vous consacrez à vous porter volontaire en faveur de notre planète.

 

Veuillez vous rendre sur www.VolunteeringForOurPlanet.org afin d’enregistrer les heures que vous avez consacré, ou allez consacrer, comme volontaire en faveur de notre planète pendant les six mois entre le 5 juin, Journée mondiale de l'environnement, et le 5 décembre, Journée internationale des volontaires.

 

L'idée de Volontaires en faveur de notre planète est de comptabiliser le temps que vous et d'autres personnes consacrez à l'environnement en vous portant volontaires pour faciliter l'adaptation et l’innovation ou pour atténuer les effets du changement climatique. Le 5 décembre, Journée internationale des volontaires, le programme VNU communiquera le nombre total d'heures enregistrées aux délégués de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague, leur montrant ainsi que des personnes partout dans le monde s’inquiètent à ce sujet et sont disposées à agir en conséquence.

 

Le climat est en train de changer. Afin de pouvoir affronter les changements, nous devons tous nous engager. Ainsi le thème choisi cette année par le programme VNU pour la Journée internationale des volontaires est Volontaires en faveur de notre planète, et c'est pourquoi le programme VNU aimerait que tout le monde adopte également ce thème.
Le mouvement environnemental a commencé comme initiative volontaire, et la contribution des volontaires jouera un rôle essentiel dans la recherche de solutions au changement climatique. Donnez de votre temps et de votre énergie, partagez vos idées et activités, et soyez inspirés par les idées et les actions de tous.