Vidéo


Racontez vous aussi votre histoire ! Dites comment des volontaires en ligne soutiennent votre organisation, contribuent à la réalisation de vos projets et agissent en faveur des personnes que vous servez. Demandez à vos volontaires en ligne d’ expliquer pourquoi ils se sont engagés comme volontaires en ligne, en quoi cette expérience leur est personnellement bénéfique, comment ils ont soutenu votre organisation et les résultats qu’ils vous ont permis d’atteindre – puis mettez ces interventions en commun (à l’aide d’un outil de montage vidéo) et téléchargez-les sur le groupe « service Volontariat en Ligne du programme VNU » sur YouTube. YouTube explique comment faire : http://help.youtube.com/support/youtube/


Conseils vidéo
 

Si une production professionnelle n’est pas attendue, voici cependant quelques trucs et conseils conventionnels pour la production de vidéo. Il s’agit simplement d’un guide car, au bout du compte, les bonnes histoires et l’enthousiasme compensent largement les limitations techniques. En outre, c’est votre expérience que vous allez présenter, il est donc important de développer votre style propre et d’utiliser l’équipement à votre disposition, qu’il s’agisse d’une webcam, d’un téléphone mobile, d’un appareil photo numérique ou d’un caméscope.


Pré-production

Quelle est l’histoire que vous souhaitez raconter ?
• Lui donner un titre peut vous aider à la préciser ;
• Vous pouvez écrire un script qui peut être enregistré et utilisé dans la version finale ou simplement comme guide ;
• Etablissez le thème principal (par exemple les volontaires / le volontariat) dès le départ.

De quelles images avez-vous besoin pour raconter votre histoire ?
Vous devez montrer …
• Qui participe : pensez à comment vous pouvez présenter les personnes dans le contexte ;
• Où se passe l’action : vous aurez besoin de plans pour situer l’action dans l’espace et le temps ;
• Ce qui se passe : vous pouvez diviser l’action en sections représentées chacune par un plan (par exemple entrer dans un immeuble en 4 plans) ;
• Il peut être utile de lister en deux colonnes séparées les plans audio et vidéo qui doivent être réalisés.

Equipement
• Votre équipement peut être très simple dès lors qu’il est digital (idéalement un caméscope mais ce peut être également un téléphone mobile ou un appareil photo numérique avec un port USB ou FireWire) ;
• Un ordinateur ou un portable avec un lecteur multimédia (QuickTime, RealMedia, Windows Media) et idéalement un logiciel d’édition comme iMovie pour les Mac ou Windows Movie Maker pour les PC ;
• Une connexion occasionnelle à Internet pour télécharger la vidéo sur Youtube.


Production

Conseils généraux
• Si nécessaire, n’hésitez pas à refaire des prises pour une qualité audio et vidéo optimale ;
• Début et fin de plan : laissez au moins 5 secondes au début et à la fin de chaque plan pour faciliter le montage ;
• Mise au point : assurez-vous que le sujet est net. S’il y a beaucoup de mouvements, il est préférable de faire le point manuellement. Zoomer sur le sujet, ajustez la netteté (ou utiliser la fonction de mise au point automatique si elle est disponible) puis élargissez le champ et commencez à filmer (si vous conservez la mise au point automatique, l’appareil fera le point sur tout ce qui traversera le champ).

Réalisation

Mouvement
• N’utilisez pas trop le zoom : il est habituellement mieux de zoomer lorsque l’on filme, s’arrêter de filmer et élargir le champ avant de recommencer à filmer, car l’utilisation excessive du zoom peut être désagréable pour le spectateur – il est préférable d’être proche du sujet ;
• Maintenez l’appareil aussi stable que possible et évitez les mouvements saccadés et soudains lorsque vous filmez – utilisez un trépied si nécessaire ou établissez le champ le plus large et rapprochez-vous pour réduire les secousses de l’appareil ;
• Mouvements de caméra : Limitez les autant que possible. Si nécessaire, préférez des mouvements lents, maintenez la stabilité de l’appareil grâce au pied ou en le maintenant contre la poitrine, commencez et terminez toujours une prise avec l’appareil statique.

Plans larges
• Habituellement utilisés pour planter le décor, assurez-vous qu’ils soient assez longs et saisissent toutes les actions.

Plans serrés
• Souvent utile pour montrer les interactions entre les personnages.

Gros plans
• Utile pour souligner les détails de votre histoire, la rendant vivante et révélant les émotions ou “vérités” (par exemple l’expression d’un visage ou des mains faisant quelque chose).

‘Cutaways’
• Une fois que vous avez vos plans, utilisez le temps restant pour filmer des vues générales, une variété de plans (larges et serrés) donnant de la “couleur” à l’histoire et vous permettant également de rythmer de longs plans (notamment des entretiens) lors du montage.

Composition
• Avant/arrière-plan : prenez garde à ce qui apparaît en plus du sujet car cela peut détourner l’attention (par exemple votre reflet en train de filmer!). Il peut être utile de vérifier les lieux à l’avance ;
• Point de vue : Soyez conscient de l’influence du positionnement de l’appareil sur le point de vue (par exemple filmer un enfant d’en haut peut suggérer de la supériorité, il peut être préférable de s’accroupir pour être au même niveau) ;
• Cadrage : Trop ou trop peu d’espace au dessus de la tête d’une personne peut déséquilibrer l’image, il est donc important de soigner le cadrage.


Eclairage

Extérieur
• Tournez le dos au soleil pour que le sujet soit dans la lumière (si vous faites face au soleil, on ne verra que la silhouette du sujet) ;
• Vérifiez où les ombres se projettent.

Intérieur
• Réglez manuellement la luminosité pour éviter que l’appareil interprète mal la luminosité (lumière du jour, tungstène or lumière fluorescente) ;
• L’éclairage classique est de ‘3 points d’éclairage’, avec le sujet éclairé par une “lampe clef” à un angle de 30-45 degrés depuis la caméra, une deuxième lampe éclairant les ombres de l’autre coté du sujet et une troisième lampe créant la profondeur.


Son

Un bon son est aussi important que de bonnes images pour raconter une histoire.
• De nombreux caméscopes disposent de fonctionnalités permettant d’ajuster les niveaux sonores. L’utilisation d’un casque lorsque l’on enregistre le son est recommandée;
• Il est préférable d’utiliser un micro extérieur car la plupart des caméscopes enregistrent tous les sons dans la zone et sont en général trop loin du sujet ;
• Général: utilisez un micro unidirectionnel (de façon à ce que vous puissiez viser la source que vous voulez) qui peut être fixé à la caméra, porté ou attaché à une perche ;
• Interviews: les micros ‘clip’ sont les mieux pour les entretiens. Ils sont omni-directionnel et n’ont donc pas besoin d’être pointé vers la source du son. Faites attention aux bruits de froissement si le micro est attaché aux vêtements.


Personnes

Interviews
Si vous pouvez réaliser le montage plus tard, présentez la personne interviewée, essayez d’obtenir des plans généraux ou une séquence courte (même si vous devez la scénariser) montrant le sujet dans les activités auxquelles l’interview se réfère. Ce matériel pourra être utilisé comme ‘cutaways’ (images sur son) durant l’entretien.
• Définissez le cadre autour de la tête et des épaules (ne cadrez pas le plan autour du cou ou des coudes) ;
• Assurez-vous que la lumière principale est derrière vous et éclaire le sujet. Evitez le contre-jour ;
• Les yeux du sujet doivent être visibles et non dans l’ombre ;
• Si possible, filmez dans une zone silencieuse. Utilisez un micro clip lorsqu’il n’y a pas trop de bruit de fond, sinon utilisez un micro directionnel – veillez à ce qu’il soit hors du champ et dirigé vers la bouche du sujet (idéalement à 50 à 150 cm de distance). Si vous montez le film, évitez la musique en fond sonore car cela interrompra sa continuité.

‘En marchant”
Cela impliquera souvent de filmer à la main, souvenez-vous donc de
• Limiter les secousses de caméra ; garder un large champ et rapprochez-vous, cela accroîtra la profondeur de champ ;
• Veillez à la bonne position du micro par rapport au sujet pour limiter les variations de son.


Post-production

Montage
• La plupart des ordinateurs récents disposent de logiciels de montage vidéo (comme iMovie pour Apple ou Windows MovieMaker) comprenant des instructions d’utilisation. A défaut des logiciels bien connus comme FinalCutPro ou Premiere sont relativement peu chers et faciles d’utilisation.

Quelques conseils
• Définissez comment la vidéo progressera d’un thème à l’autre (par exemple par des images ou une narration ?) ;
• Pour plus d’impact, essayez de faire correspondre les images avec les mots ;
• Pensez à l’enchaînement des plans pour éviter les coupes brusques (désagréables pour le spectateur) – les cutaways peuvent être utilisés ici ;
• N’utilisez pas de transitions trop élaborées – tenez-vous en aux coupes et de temps en temps aux fondus ;
• Pensez au public lorsque vous déterminez le style et le rythme, pour que l’émotion que vous communiquez l’atteigne ;
• N’oubliez pas d’ajouter des titres si besoin ;
• Souvenez-vous : plus les sujets, le montage, les effets sont sophistiqués, plus le fichier sera lourd.


Télécharger vos vidéos sur YouTube
• Lorsque votre montage est terminé, Youtube accepte les vidéos en format classique comme QuickTime .MOV, Windows .AVI, ou .MPG. (Youtube recommande spécifiquement le format MPEG4 (Divx, Xvid) avec une résolution de 640X480 avec MP3 audio).
• Votre fichier doit faire moins de 1GB en taille et pas plus de 10 minutes en durée (la plupart font moins de 5 minutes).
• Youtube a un centre d’aide très complet : http://help.youtube.com/support/youtube/.